L’attention, facilitatrice de l’acte d’apprendre!

L’attention, facilitatrice de l’acte d’apprendre!

Les découvertes de ces vingt dernières années sur le cerveau ont apporté des informations sur la manière dont nous apprenons. De là à en tirer des conclusions sur la façon la plus efficace d’ enseigner, le sujet fait encore débat. Attention à ce qui se dit, à ce qui se fait!

Prudence et bon sens restent de mise!

Néanmoins, on peut toujours chercher s’améliorer et à faire en sorte de mieux comprendre comment apprendre pour mieux enseigner ou mieux éduquer.

L’un des piliers fondateurs du processus d’ apprentissage est l’attention. Or, la capacité d’un enfant à rester connecté malgré une distraction peut être entraînée par des activités qui renforcent le contrôle de soi, telles la méditation, la pratique d’un instrument de musique et les exercices de maîtrise du corps et bien évidemment le sport!

Dans son livre Le Cerveau funambule (Odile Jacob,
2015), Jean- Philippe Lachaux (que j’adooore pareceque j’ai aussi participle à ces recherches!!), chercheur au Centre de recherche en neurosciences de Lyon, conseille de fixer à l’ enfant des mini-missions de quelques minutes.

Ce découpage d’une tâche en mini-tâches est une des clefs les plus significatives pour faciliter l’acte d’apprendre.

Avec d’ autres pratiques telles que la carte mentale, la diversification
des évocations et la répétition, le fractionnement en
étapes est un de ses principales pouvant améliorer les apprentissages!

A chaque fois qu’on fixe une mini-tâche, la probabilité de la réussir est bien plus grande. Ce succès s’accompagne d’une libération de dopamine, hormone du plaisir qui entretien le désir de continuer et prévient le découragement scolaire.
Toujours pour améliorer la qualité de l’attention, les activités physiques sont très efficaces. L’explication se trouve dans le cervelet qui, associé au contrôle moteur, active la création de nouveaux réseaux de neurones.

Autre clef essentielle pour faciliter l’apprentissage: laisser les enfants dessiner! Le dessin leur permet d’ exploiter leur mémoire visuelle -la plus puissante – et de bénéficier des indices récupérateurs. Ce sont tous ces petits dessins ou mots-clefs qui leur sont personnels et qui permettent à leur cerveau de restituer beaucoup plus d’informations que ce qu’ils ont écrit.

Donc l’idée est de diversifier, inventer, colorer les cahiers!

Un exemple de cahier? Regarder la photo!

Pour réussier à s’autonomiser dans les devoirs, tu peux venir à éducap+

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pour faciliter l'apprentissage: laisser les enfants dessiner!

éducap+ et la bibli des petits!

Des livres pour parler des émotions et surtout apprendre à poser des mots dessus!

Apprendre à nos petits bouts à gérer leurs émotions c’est tout l’enjeu du développement des compétences exécutives et psychosociales qui leur permettront de dialoguer plutôt que de mettre une grosse patate au frangin à l’adolescence!

L’idée est de limiter les coups, les cris, les pétages de plombs hystériques quand on devient grand.

Alors pour commencer:

1.Identifier son émotion et la nommer! Sauf que si je ne connais pas les mots, si je ne sais pas moi-même ce qu’il se passe et comment, je vais avoir du mal à nommer.

Pour apprendre à identifier et à nommer: lire!

Et parler de tout cela sur les temps hors colère! 

2. Apprendre à dire: si je n’ai pas d’exemple c’est compliqué. Et pour en avoir, je peux : lire!

3.Retrouver son calme grâce aux livres parce que ça donne des exemples ou tout simplement parce que certains enfants ont besoin de faire diversion.

éducap+ prête ses livres en atelier parents et en atelier enfants/ado! 😉

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Lire les émotions pour mieux les appréhender!

Lire, relire, digérer, attendre, revoir, relire, refermer, feuilleter… laisser son petits intégrer tout ceci.

Vivre les émotions sans les tasser!

Les profs et l’acte de résister !

Pour les enseignants (et pour les parents…)

Des livres pour approfondir certains sujets…

De l’éducation approximative pour arrêter de culpabiliser à des outils concrets à mettre en place au quotidien avec ses élèves (avec ses enfants), lisez et inspirez-vous!

Parce qu’être prof c’est un engagement!

Quelle graine veux-tu semer?

Que veux-tu que tes élèves retiennent de toi?

Quelles valeurs associées à celle de la république?

L’acte d’enseigner, comme le conçoit Meirieu, est aussi un acte de résistance. Résistance aux obscurantismes, à la violence, à la crédulité.

Alors dans ces livres, on t’amène à prendre acte, à modifier ton regard sur un quotidien parfois un peu monotone et dénué de sens, perdu dans les méandres des programmations, préparation et réunion en tout genre.

Chaque geste, chaque parole compte pour inscrire dans l’esprit des élèves que dans la vie tout est possible; pour initier le doute et l’argumentation; pour exprimer ses besoins et son avis et respect les besoins et les avis d’autrui dans un monde qui a tendance à s’uniformiser; pour créer, inventer et respecter les créations, les inventions; pour acter des relations saines et sereines.

Et si vous avez besoin d’aller plus loin ou d’être aiguillé, n’hésitez pas à appeler éducap+, j’organise des formations pour les pros!

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Enseigner c'est résister et apprendre à résister !

Lire, relire, digérer, attendre, réfléchir, revoir, prendre des notes… tout cela permet d’intégrer petit à petit et durablement de nouvelles habitudes!

faire vivre les grands pédagogues dans nos classes oui c'est possible !

La biblio d’éducap+

Des livres, des livres, des livres… 

Mais c’est un bon début!

D’abord, s’informer!

Mais s’informer pour de vrai!

Les posts FB, insta… c’est bien mais lire un vrai livre sur le sujet c’est encore mieux!

Et ça participe du processus de transformation!

Pourquoi?

Parce que c’est déjà se donner un objectif, s’y tenir, s’autodiscipliner…

C’est un peu comme quand on veut se muscler… on décide de s’inscrire en salle de sport et on s’y astreint…

LA seule différence, c’est que l’on paie la salle de sport. On paie pour avoir des abdos.

Lire, coûte moins cher mais c’est peut-être plus couteux parce que c’est libre.

La liberté a un prix: s’y tenir!

Voici pour vous les indispensables d’éducap+!

Lire c'est se libérer , c'est se transformer !

MONTESSORI! bein oui! mais la base: L’enfant!

Beaucoup de personnes prétendent aujourd’hui “faire du Montessori” “être dans du montessori” mais qui pour de vrai à lu et digérer “L’enfant”? Peu de personnes et pourtant tout est dit là dans cette mine d’or!

Montessori, wigotsky, decroly, meirieu, faire vivre les grands pédagogues!

Lire, relire, digérer, attendre, réfléchir, revoir, prendre des notes… tout cela permet d’intégrer petit à petit et durablement de nouvelles habitudes!

intégrer de nouvelles habitudes...

Changer demande du temps et une des étapes primordiale passe par l’apprentissage, l’étude, faire et défaire, lire, oublier et se rappeler, s’entraîner et échouer, savoir et puis parfois, douter encore.

Mais on avance!

Après les lectures, tu peux venir expérimenter avec les autres à éducap+!

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Lire et libres !

La CNV pour les nuls ?!?

Ce n’est pas si simple que ça de communiquer ses besoins, ses attentes, poser ses propres limites sans crier !

Quand on commence le travail en atelier de parents, très rapidement les parents se rendent compte que les compétences de communication que nous travaillons ensemble au sujets des enfants peuvent être transférer dans tous les domaines.

C’est quoi la CNV ?

C’est un outil établi par Marshall B Rosenberg dans les années 1960 (si, si années 60 !!! Rien que ça !!! et j’ai pourtant l’impression que notre cerveau archaïque nous régit encore beaucoup 40 ans après !!)

Ça consiste en quoi ? En gros, c’est donner avec bienveillance et à inspirer aux autres le désir d’en faire autant. Whaou ! trop beau !

Mais concrètement ?

Personnellement je m’y suis intéressée il y a maintenant 15 ans parce que j’en avais marre de m’énerver, de pester, de râler et même de crier ! Et puis, lorsque je me suis reconvertie en tant que maîtresse, je ne voulais surtout pas faire subir aux élèves ce que j’avais pu subir en tant qu’élève. Et lorsque je suis devenue maman, je ne voulais pas faire subir à ma fille ce que j’avais pu subir en tant qu’enfant.

Donc, j’ai pris les choses en main et je suis allée au fond des choses.

Après tout, c’est le chemin de toute une vie de tenter de s’améliorer.

Alors ça n’a pas été facile facile…

Il y a eu de gros moments de doutes, des moments de solitude, des moments où l’on retombe dans les travers et les schémas que l’on a connu parce que c’est trop fastoche, des moments de régressions comme dans tous les apprentissages mais j’ai la sensation d’avoir gagné en compétences et en sagesse. Même si j’ai aussi la sensation qu’il me reste un bon bout de chemin à parcourir encore.

Quelles sont mes victoires ?

  • La prise de responsabilité de mes propres émotions : c’est la base ! Croire que ceux sont les autres qui nous mettent en colère est une fausse piste. Chacun sa responsabilité de s’énerver ou… pas.
  • Le choix de placer son énergie ci ou là : c’est la deuxième étape. A quoi je m’attache ? Pourquoi ça m’agace ? qu’est ce que ça réveille en moi ? Et si je réagissais autrement ? C’est un peu le fameux « lâcher prise »
  • L’expression de ses propres émotions : pour l’avoir vécu quelques fois, juste de dire à la personne adulte « je me sens triste, perdue, débordée, je me sens dans l’incompréhension » ça fait un bien fou ! L’autre réagit ensuite à sa façon. Soit il prend en compte votre émotion et ça ouvre la discussion ; soit il reste sur sa petite colline et se sent agressé malgré tout et vous ne pouvez rien pour lui. Vous aurez parlé, vous aurez vidé, vous aurez posé les limites.

Avec les enfants c’est d’une facilité déconcertante car ils sont empathiques et plus ils sont petits, plus ils le sont. Si vous leur dite que vous êtes triste, ils comprendront et cela va vous menez à explorer d’autres dialogues bien plus profond que les relations oppositionnelles.

J’aime l’idée de réussir à poser le cadre en parlant de ses propres besoins.

Cela peut paraître égoïste pour certains mais dites vous que vous montrez aussi à vos enfants comment poser leurs propres limites.

Et quelle beauté quand un enfant vous dit : « là, je sens que la colère monte parce que j’ai besoin de réussir et je n’en suis pas sûr. » Du vécu ! Trop bien !

Donc la CNV repose sur 4 principes bienveillants

  • observer une situation sans jugement (après tout : tout est possible ! )
  • exprimer son propre ressenti (et vous n’êtes pas dans la tête de l’autre !)
  • clarifier ses besoins (ça soulage !)
  • Formuler ses attentes (poser le cadre, les limites)

Alors tout cela, ça se pratique, il faut s’entraîner !

Au départ, on a l’impression de réfléchir, de se contrôler et puis petit à petit, cela devient un automatisme.

En atelier de parents, on apprend, on s’exerce, on se trompe, on se marre, on refait, on défait, bref on apprend à s’améliorer !

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Je me sens bien là où je suis

10 activités de base avec nos enfants!

10 idées de base pour passer des moments de qualité avec son enfant!
 
1) VIVRE DEHORS! Faire des balades en famille: lacs, forêts, océan… même un tour dans le jardin et faire remarquer les couleurs, les odeurs, les formes, dire le nom des arbres, des fleurs et regarder l’infiniment petit (ça j’adooooore!)
 
2) DE LA CULTURE! Organiser une sortie à la médiathèque, À la ludothèque, au cinéma ou juste un tour du village, de la ville et observer les pierres, les façades, les maisons…
 
3)  DE LA LECTURE! lire, faire lire même quand l’enfant ne sait pas lire (si, si, c’est important!) lire à voix haute, à voix basse, lire à côté!
 
4) DU BRICOLAGE ET/OU Façonnage! pâte à sel, collier, fresque familiale, poterie…
 
5) DE LA CUISINE OU DE LA PATOUILLE: Cuisiner ensemble pour de vrai ou cuisiner ensemble pour de faux! de la soupe de mamie à la soupe de sorcière, il n’y a qu’un grain de sable!
 
6) Du SPORT: ensemble ou…pas: des parcours de motricité dans le salon, dans le jardin, du footing avec les plus grand, un match de foot ou volley… bref, dépensez-les! Dépensez-vous!
 
7) les potos! Inviter quelques copains et copines pour une boum, une soirée pyj, un thé dansant… qu’importe rassemblez-vous!
 
8) DE LA CHASSE ET DES CACHE CACHE : Chasse au trésor, cache cache, chat glacé, tous les jeux d’eau, pétanque…
 
9) de l’IMAGINATION: jouer au médecin, au vétérinaire, à la marchande, au mécanicien… 
 
10) TENIER UN JOURNAL DE BORD: photos, dessins, collage… Laisser une trace !
 
Eclatez-vous!!!
 
Et si vous êtes hésitant, poussez la porte d’éducap+!
On a plein d’autres idées!
Venez vous 𝗶𝗻𝗳𝗼𝗿𝗺𝗲𝗿, 𝙩𝙚𝙨𝙩𝙚𝙧, 𝐞𝐱𝐩𝐞́𝐫𝐢𝐦𝐞𝐧𝐭𝐞r😉
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Le problème des enfants uniques ou quand le modèle familial est questionné 

C’est une chose à laquelle je ne m’habituerais jamais : qu’on questionne aussi volontiers et sans réserve le désir d’enfant des uns et des autres. Plus souvent les femmes, ne nous voilons pas la face.

Je pensais, pour ma part, qu’une fois maman, je serais débarrassée (enfin !) de cette interrogation persistante : et toi, les enfants, t’en es où ? Mais non, cela aurait été trop simple, trop facile ! Car un enfant, apparemment, ça ne va jamais seul. Et quand on en a fait un, il en faut d’autres !

Photo famille homosexuelle
Photo d'une famille
Photo famille homosexuelle

Il faut lui en faire d’autres. En faire à lui, oui oui : surtout qu’il ne grandisse pas dans son coin, qu’il ait des frères et sœurs, qu’il apprenne le partage, qu’il soit entouré, appuyé, accompagné.

C’est intéressant d’ailleurs car si j’ai bien suivi ce raisonnement, j’ai l’impression qu’on fait un 1er enfant pour soi, et ceux qui suivent, eh bien, c’est pour le 1er. Et tout ça pour qu’il ne devienne pas un horrible égoïste, pourri-gâté, un être asocial. Ou pire, un psychopathe. Bref…

Ou bien je me suis aussi demandée si les autres parents ne posaient pas la question pour que l’on partage les mêmes galères qu’eux ? Allez faites en un autre vous allez voir, on en bave vachement plus et vous arrêterez de nous narguer avec votre bonheur à deux balles ?… Nooon… 

Ce qui se joue ici, ce n’est pas seulement la manière dont on conçoit la destinée féminine (ce qui est en jeu pour le 1er enfant) mais la manière dont on conçoit la famille (en France).

Et effectivement, il n’y a là aussi que construction.

Pourquoi une famille devrait-elle comprendre plusieurs enfants (et si on a une fille et un garçon, c’est le jackpot) ? Est-ce qu’un enfant qui grandit avec des frères et sœurs est vraiment mieux dans sa peau ? Une famille avec enfant unique est-elle une famille à moitié ?

Car voilà, on y est : au problème de l’enfant unique.

Dans l’histoire de la philosophie, il est rare qu’on envisage la politique sans avoir avant tout défini ce qu’est une famille. En témoigne Jean-Jacques Rousseau qui ouvre son Contrat social avec ce qu’il appelle la 1ère société, à savoir donc : la famille.

Qu’il y ait une continuité ou une rupture, la famille reste ce modèle auquel on va comparer une bonne organisation sociale et politique. Et si, tel que le dit Rousseau, je cite, “le peuple est l’image des enfants”, on comprend le paradoxe et même l’aberration de l’enfant unique.

A quoi bon gouverner un seul enfant quand on peut avoir un peuple tout entier ?

Evidemment, il y a des limites à cette comparaison : on ne gouverne pas un pays comme un papa, et d’ailleurs est-ce vraiment le père qui gère une famille ?

Mais au-delà de ces limites, certes cruciales, une idée pourtant persiste : la famille, parce qu’elle est la 1ère structure sociale que l’on connaît, ne pourrait supporter que sa progéniture ne soit constituée que d’un seul individu…

Car qui dit individu, dit individuel, dit individualiste. Et qui dit individualiste dit asociable, voire asocial, voire antipolitique. Et là est le problème de ce modèle familial : en faire précisément un modèle.

Et pas seulement un modèle d’un vivre-ensemble adéquat, mais aussi le modèle d’une bonne conduite de soi. Alors, je m’adresse ici aux enfants uniques : êtes-vous vraiment de petits égoïstes ? des êtres incapables de sociabilité ? Non.

Si la famille, sa structure, son organisation, ses figures, sont de si grandes inspirations pour bien vivre ensemble, et si elle est bien la source de nos représentations et de nos rapports aux autres, pourquoi alors ne pas la dédramatiser ?
Et pourquoi ne pas la concevoir autrement qu’en termes d’enfants, au pluriel et au singulier ?

Et si les enfants uniques étaient très heureux ? Et s’ils étaient doués d’une empathie plus grande, d’une indépendance incommensurable et d’une volonté d’aller vers l’autre insubmersible ? Et si on tolérer les choix des uns et des autres ? Et si on arrêtait avec les étiquettes…

À méditer…

Aider les élèves et vos enfants à résoudre leurs conflits par eux-mêmes

Vous avez dans votre classe des élèves qui reviennent de récréation parasités par les « petits » conflits qu’ils viennent de vivre ? Dur, dur, de leur remettre la tête dans la technique de la soustraction ou de parler de Charlemagne quand ils sont rouge comme des tomates et qu’ils sont enragés par ce qui vient de passer avec machin-chouette qui voulait jouer avec truc-muche et après truc-bidule est arrivé et là, il a dit que… exciteri-excétéra… 

Rivalité frères et sœurs ? Vos enfants se disputent à longueur de journée ? Et il m’a embêté mais non c’est elle, elle n’avait qu’à pas faire ça et puis moi j’étais tranquille, je voulais faire ceci et c’est toujours qui… et ça monte en épingle…

Voilà donc peut-être de quoi les outiller pour faire face plus sereinement à tous ces conflits.

Les messages clairs !

Les messages clairs !

Le message clair est une petite formulation entre deux enfants qui sert à régler des petits conflits entre eux, sans faire intervenir un adulte. (Il est important de préciser aux enfants qu’en cas de violence par exemple, le message clair n’est pas approprié. Il faut faire intervenir un adulte.)

Le principe du message clair est de s’intéresser aux solutions plutôt qu’aux raisons du conflit. 

Il se transmet en 4 étapes : 

  1. “J’aimerais te faire un message clair” : L’autre est prévenu, les 2 élèves concernés se mettent à l’écart, pour avoir une conversation privée
  2. “Tu m’as fait…” : L’enfant explique ce qu’il s’est passé.
  3. “ça m’a…” L’enfant exprime ce qu’il a ressenti. Par exemple : “ça m’a énervé / vexé, fait peur / rendu triste / agacé / honteux / en colère, je me suis senti seul…”
  4. “Es-tu d’accord pour…” arrêter, t’excuser, réparer, ne plus recommencer… et/ou “Est-ce que tu as compris ?” 

Si oui, la démarche est terminée.

Si non, et que les 2 enfants ne parviennent pas à se mettre d’accord, ils peuvent solliciter un adulte, ou un enfant médiateur.

Il en va de même si l’élève interpellé n’écoute pas le message clair, rigole, se moque, ne comprend pas…

Pour que les enfants s’emparent de la démarche, il faut d’abord la travailler avec eux. Qu’on soit en famille ou à la maison, il faut S'ENTRAÎNER !

Étape 1 : leur faire découvrir ce qu’est un message clair (avec un exemple concret)

Étape 2 : leur expliquer dans quelles situations les messages clairs peuvent être utilisés : Pas pour des choses graves, pas pour des broutilles…

Étape 3 : leur apprendre la formulation. Un entraînement pratique à partir de jeux de rôle est conseillé.

Les élèves médiateurs ou frères et sœurs médiateurs ; attention : ce ne sont pas des surveillants de cour. Ce sont des élèves à la disposition des autres pour les aider à résoudre leurs petits conflits. Ils sont généralement identifiés par des brassards ou des gilets. A la maison, ça peut-être matérialisé par un petit tableau aimanté sur le frigo.

Voici un exemple de protocole qui peut être suivi :

  • « Avez-vous déjà essayé de résoudre votre problème sans moi, avec un message clair par exemple ? » 
  • « Etes-vous d’accord pour avoir l’aide d’un médiateur ? »
  • « Que s’est-il passé ? » Le médiateur écoute les enfants, chacun leur tour, sans les juger. 
  • Questions sur ce que chacun a ressenti : « Est-ce la vérité ? » « Qu’as-tu ressenti ? » « As-tu respecté les règles de l’école ? »
  • Appel à témoin (si besoin)
  • « Que pourriez-vous trouver comme solution ? » Les enfants sont invités à trouver des solutions ensemble, par eux-même. Le médiateur peut les y aider si besoin.
  • « Pour vous, le problème est-il résolu ? » Si c’est le cas, tant mieux. Si ce n’est pas le cas, il est nécessaire de se diriger vers un adulte.

Les médiateurs se sont généralement portés volontaires, ont suivi une formation de médiateur, ont obtenu leur diplôme de médiateur. Attention, ce dispositif porte ses fruits quand il y a eu un entraînement à la maison, en classe, une surveillance active des instit’ et une implication des parents, des jeux de coopération plutôt que de compétition… Ça paraît long, ça paraît tortueux, c’est juste une autre façon de faire. Au début, on a l’impression de perdre du temps mais au final on en gagne et on gagne surtout en sérénité. Et puis, quel cadeau pour nos enfants. Ils sauront exprimer ce qui ne va pas.

Et vous ? Comment aidez-vous vos élèves, vos enfants à résoudre leurs conflits ? Vous avez déjà essayé ces pistes là ? Quels effets ?

Comment favoriser l’autonomie de nos élèves dans nos classes et nous détendre par rapport à tout ça ?

Ici, peut-être quelques clés, pistes de réflexions pour installer les conditions favorisant l’autonomie de tes élèves et une meilleure qualité relationnelle avec eux.

Mais l’autonomie pourquoi faire ?

  • Parce que c’est… vital ! Juste ça…
  • Parce que c’est au programme ! si, si, compétence 7 du socle commun !
  • Parce que c’est juste génial de participer à réduire l’inégalité des chances, non ?
  • Parce que c’est notre mission !

Rien que ça ! ça met la pression quand même un peu… 

Et puis en plus, l’autonomie revient sans arrêt dans les conversations de profs comme des petites perles cachées dans de grosses huîtres du genre : « Non mais ils sont au CM1 et même capables de savoir avec quel stylo on écrit ! Aucune autonomie. » « Je leur fais écrire dans l’agenda  « revoir la leçon » mais tu crois qu’ils le font, franchement ils ne sont pas autonomes. »  « Cette année, mes CM2 ça va le niveau mais par contre l’autonomie c’est pas ça du tout. »

Et du coup ? Comment faire ? Y a-t-il des animations pédagogiques là-dessus ? euh… Comment on peut la mettre en place ? Et si je veux garder un œil sur mes élèves ? Et si je ne veux pas que ce soit le gros bazar ? Et si les élèves bossent tout seuls, je sers à quoi en fait ?

C’est normal que tu te poses toutes ces questions tant que tu n’as pas fait de test.

Alors reprenons, l’autonomie c’est dans toutes les conversations, elle est omniprésente et elle fait super peur. Mais pourquoi fait-elle si peur? Parce que tu as peur que tes élèves brassent du vent ?  Parce que tu as peur du jugement de tes collègues ? Parce que tu as peur de ne plus rien maîtriser ? Parce que tu as peur de te lancer ? Leur laisses-tu seulement l’occasion de se lever librement juste pour aller jeter un papier à la poubelle ? Est-ce que tu leur as dit avec quel stylo écrire parce que peut-être qu’ils ont juste envie de te faire plaisir et d’être au clair avec tes attentes ? … 

Donc ce n’est pas si facile d’agir sur cette peur…

Et en même temps si on était accompagnés dans cette démarche, on est d’accord, ça faciliterait les choses et on ne serait pas en train de culpabiliser derrière son PC.

Donc ici, je vais te donner quelques pistes de réflexion pour repenser les choses parce que je n’ai pas non plus la science infuse, c’est juste que depuis le début de ma carrière je ne vois pas comment travailler autrement qu’en fonctionnement dit « autonome » surtout avec des élèves de REP que j’ai eu pendant 8 ans. Donc j’ai testé beaucoup de choses, j’ai beaucoup lu, j’ai eu des échecs aussi, beaucoup de remise en question mais j’en ai retiré quelques impondérables sans que ce soit encore une fois des recettes miracles.

Donc  ici juste pour poser le problème, peut-être inspirer et au mieux mettre un grand coup de chalumeau sur les pratiques poussiéreuses, transmissives, ennuyeuses pour nous comme pour les élèves. 😉

  1. Par rapport à la peur… quelques proverbes que j’aime bien pour permettre de regarder nos peurs autrement :

« Dans la vie, rien n’est à craindre, tout est à comprendre. » Marie Curie (en plus, c’est une femme et scientifique !)

« La peur est inévitable, je dois l’accepter, mais je ne dois pas la laisser me paralyser. » Isabel Allende (une femme aussi !)

Donc ne restons pas paralysés, sclérosés dans nos pratiques ancestrales juste parce que l’on a peur que les élèves brassent du vent, que les élèves n’apprennent pas, que les élèves mettent le bazar. Néanmoins, prenons du recul pour baliser le terrain et poser le cadre pour éviter que toutes nos peurs se réalisent sous nos yeux.

  1. L’autonomie n’est pas innée ! Tu savais ça ? Nous avons notre carte à jouer, nous, adultes, dans le processus d’autonomisation des enfants ! si, si ! Ce n’est pas inné mais c’est vital. C’est aussi le moteur de la motivation et donc de l’apprentissage. L’autonomie révèle aussi plusieurs facettes, il y a l’autonomie matérielle, spatiale, affective… et tu peux t’appuyer sur ces facettes pour construire les piliers de l’autonomisation ! Déjà tu as une bonne piste à creuser ici.
  2. Observe la classe, dans quel environnement évoluent les élèves ? Est-ce que tout est à portée de main ou est ce qu’ils doivent tout te demander ? Est-ce que tout est dans des casiers nominatifs repérables ou en hauteur ? De quoi les élèves ont-ils besoin ? Ont-ils des activités annexes ? Ont-ils la possibilité d’aller d’un pôle à l’autre ? Y a-t-il des points ressources dans la classe ? Ont-ils la possibilité de travailler en groupe ? de s’isoler peut-être ? … Il y a un gros travail à faire sur l’espace, l’environnement, que l’on soit au cycle 1 ou au cycle 3. Le premier pilier c’est l’autonomie physique, matérielle, temporelle qu’il faut repenser.
  3. Et le cadre ? Autonomie ne veut pas dire laxisme. Bien au contraire, il y a beaucoup de règles, d’attitudes et de protocoles dans les classes autonomes ; j’aime appeler ça « charte » parce que justement la classe ne peut pas se transformer en gros bazar. Mais du coup, quelles sont tes attentes à toi ? Quelles sont les attentes de tes élèves ? Il faut se poser, prendre le temps, les définir, les faire évoluer. Les règles de vie ne se font pas à la va vite le premier jour de classe, ça, ça ne marche que dans un fonctionnement routinier, monotone et rigide. Mais si tu veux sortir de ce fonctionnement, libère la parole, la tienne et celle de tes élèves, les attentes doivent être claires et ça prend beaucoup de temps de réfléchir là-dessus mais ce n’est pas du temps de perdu bien au contraire ! Rassure-toi ! Et en plus tu travailleras le langage oral, c’est tout bénef’ pour les élèves !
  4. Tes attentes ? Parlons-en… tes attentes dans l’attitude mais également en termes d’objectifs. Est-ce que tu tiens au courant tes élèves du pourquoi de tel exercice, du comment de telle procédure ? Est ce qu’ils savent qu’il y a des compétences à acquérir ? Est-ce que tu leur montres ? Est-ce que tu leur lis ? Est-ce que tu les décortiques avec eux ? C’est ce qu’on appelle la métacognition… et c’est fondamental. Transparence ! Et en plus on travaille le sens d’être ici, à l’école.
  5. Comment peuvent-ils travailler ? Seul, en binômes, en groupe, en grand groupe ? Est-ce que le « bavardage » est interdit ou bien ils ont justement le droit de s’aider pour coopérer ? Tu leur appris à s’aider ? C’est-à-dire à apprendre à l’autre sans lui donner la réponse ? Parce que ça non plus c’est pas inné et en plus c’est tellement plus facile de donner la réponse toute faite sauf que c’est tellement moins enrichissant… ça prend du temps ça aussi mais tu ne le perds pas tu le gagnes ! Et tu leur fais un beau cadeau, ils sauront coopérer !
  6. Et des projets ? Tu en as ou pas ? Tu en a à toi ou bien tu as suivi les élèves dans les leur ? Tu leur as imposé un projet que tu as ficelé avec tes collègues entre deux cafés ou bien tu as écouté tes élèves attentivement et tu t’es exclamé: « Mais oui Tom ! c’est une bonne idée ça de savoir si les mouches ont un cerveau ! On pourrait étudier les mouches, super ! » ? Crois-tu que les projets que tu imposes ont un impact plus fort que celui que Tom et ses copains sont venus t’amener sur un plateau ? Perso… je pars étudier les mouches avec Tom, c’est beaucoup plus rigolo, tellement plus enthousiasmant, on va bosser la démarche scientifique, il y aura du langage, des math, des sciences, des arts visuels, peut-être même de l’histoire et de la musique en poussant un peu et Tom et ses copains seront hyper motivés d’en savoir plus sur les mouches puisque c’est leur question du moment… Pas folle la guêpe ! euh… la mouche !
  7. Est-ce que c’est toi qui fais tout dans ta classe ou tu laisses les élèves prendre les choses en main ? Pour de vrai ? Ont-ils des responsabilités ? Et allons plus loin… Est-ce qu’ils se sentent chez toi ou chez eux ou chez vous? … je te laisse en réflexion là-dessus.
  8. Et toi, du coup, c’est bien beau mais tu fais quoi pendant qu’ils travaillent en groupe, qu’ils s’auto gèrent, qu’ils ficellent leur propre projet, qu’ils regardent des mouches pour les étudier (en prime !) ? Bein… euh… tu vas prendre un café… nooon, je blague… tu es en train d’avoir un nouveau rôle. Un rôle de guide, de facilitateur, d’entraîneur. Tu vas aider, tu vas vérifier, tu vas encourager, tu vas évaluer, tu vas kiffer !!!! Kiffer ton métier ! Kiffer tes élèves ! 
  9. Et si c’est la panique à bord ? Si tu débutes c’est normal, on ne devient pas facilitateur des apprentissages en un jour ni même peut-être en quelques mois, un accompagnement est peut-être nécessaire et il ne faut pas hésiter avant d’aller au burn-out. Sinon, c’est peut-être qu’il y a un verrou qui bloque encore, il faut étudier la question de plus près. Ou bien, c’est que tu as besoin d’être un peu accompagné.
Petite fille faisant un câlin à son papa
Petite fille faisant un câlin à sa grand-mère
Petite fille faisant un câlin à sa maman

Révolution éducative : la douceur fait grandir !

Mièvre la douceur ? On n’y est pas ! Les dernières recherches scientifiques en neurosciences sont en train de prouver que le contact physique chaleureux est précieux pour l’épanouissement de l’enfant.

Alors, qu’est ce qu’on attend pour cultiver tout ça ?

Les parents le savent mieux que quiconque c’est le premier cadeau que l’on offre à son enfant aux premiers instants de sa vie : un peau à peau, nez à nez, une chaleur, une caresse… de la douceur !

A travers nos enfants, nous avons sous nos yeux cette dimension prodigieuse de la douceur !

Si l’on s’efforce d’accueillir les cris et colères de nos tout petits sans perdre notre calme, il y a de fortes chances pour que cela suffise à les apaiser. Et à l’inverse, si l’on crie, les oreilles des petits ont mystérieusement tendance à se boucher… Oui, c’est le cerveau reptilien qui prend les commandes et l’enfant est alors en mode survie (nous aussi d’ailleurs…).

« Élever un enfant dans la douceur est tout sauf anodin : c’est vital pour sa croissance ! », explique la pédiatre Catherine GUEGUEN dans son livre « Pour une enfance heureuse ».

Les récentes recherches scientifiques montrent que le calme influence positivement le cerveau des petits. Un climat éducatif doux et bienveillant modifie en profondeur le cerveau affectif et cognitif des enfants. Les gestes tendres, le respect facilitent les apprentissages, la mémorisation, la motivation, la résistance au stress, le bien-être…

Oui, mais cette douceur précieuse n’est pas toujours facile à cultiver au quotidien ! Quand on a des enfants de moins de 7 ans, c’est un peu compliqué de garder son calme en permanence. Parce qu’avant cet âge, le cerveau n’est pas totalement mâture et n’a pas les capacités à faire face aux émotions. Les petits sont submergés par de véritables tsunamis émotionnels ! Si, si les crises au supermarché ou chez nounou s’expliquent aussi comme ça.

Alors pas facile de résister par la sérénité au tourbillon du quotidien et aux exigences de performances et de réussite ; qui irait presque nous faire considérer les doux comme des mous ; pas vrai ?

Or, les pro de la petite enfance sont unanimes : douceur ne signifie pas laisser-aller !

« Le doux ne dit pas oui à tout c’est juste qu’il pose un cadre sans humilier l’enfant, ni verbalement, ni physiquement. », souligne Catherine SCHMIDER, formatrice certifiée CNV dans « le dictionnaire de la petite enfance ».

Alors ok le monde n’est pas tendre avec la douceur. Et bien, à nous de la convoquer !

La douceur se cultive d’abord par les gestes : câlins, caresse sur les mains, s’asseoir à côté de son enfant quand il pleure, lui prendre la main quand il a peur… Inventons des surnoms tendres et cajolants.

Mièvre tout ça ?

Je suis assez d’accord avec Catherine GUEGUEN : « Cela fait des millénaires qu’on place l’autorité et les interdits au centre de l’éducation. Défendre la place de l’empathie et du soutien représente une véritable révolution éducative. »

Du coup élever les enfants dans la douceur dépasse l’évidence des gestes c’est une attitude globale.

Et puis, c’est trop facile de se laisser emporter par ses propres colères. Apprenons au contraire à accueillir nos propres émotions, à nous poser 5 secondes (c’est même pas 5’…) juste à se demander « Qu’est ce qui m’énerve vraiment ? Le bruit ? L’agitation ? Le fait justement de ne pas avoir le temps de me poser avec eux ?… » Accepter vos frustrations, vos ressentis. Essayer de trouver de petites solutions : s’isoler 5’, comme un sas de décompression ; mettre le téléphone en mode avion pendant 10’…

Et puis, lancez-vous dans la douceur. C’est rare qu’un enfant réponde par la rudesse à un geste de douceur…

Petite fille faisant un câlin à son papa
Petite fille faisant un câlin à sa grand-mère
Petite fille faisant un câlin à sa maman

10 secrets pour une pratique bienveillante

On a décortiqué pour vous, nos essentiels en termes de “pratiques bienveillantes”. Attention, pas de recettes miracles, pas de leçons de choses, juste des pistes de réflexion.

Je suis allée  fouiller dans nos pratiques pour donner des pistes de réflexion, des idées, partager ce qui fonctionne pour nous. Alors sur quoi, on se base pour dessiner les contours de ces “pratiques bienveillantes” ?

Câlin mère fille
Peinture enfant sourire
Père et fils faisant l'avion

Poser le cadre et être au clair avec les règles

Si, si, je t’assure, le “cadre”, les “règles” ceux ne sont pas des gros mots! Le cadre garantit la sécurité physique et morale. Les règles permettent que nous vivions bien ensemble. Les règles définissent le cadre. Encore faut-il être vraiment au clair avec ce cadre. Quelles sont pour nous nos attentes primordiales ? Quelles sont pour nous les choses non négociables ? Quelles sont nos règles à nous ? On se fait une check list. Dans la mienne il y a : apprendre à l’enfant à faire seul ; lui laisser un espace de parole mais une parole respectueuse ; porter du soin au langage ; parler doucement ; prendre soin des biens et des personnes… Ces attentes doivent être communiquées aux ATSEM, aux parents, à la mairie, à la cantinière et surtout aux enfants ! Il faut les tenir au courant et leur expliquer ce que l’on attend d’eux de façon claire. Et eux aussi, ont leur mot à dire (d’ailleurs ça tombe bien, c’est une de mes attentes, l’espace de parole), pour qu’il y est un effet GAGNANT-GAGNANT, il faut les impliquer. Donc chaque année, je leur demande de quoi ont-ils besoin pour être bien, comment peut-on faire pour réussir à travailler ensemble toute une journée. Posez la question, vous serez étonnés des réponses mais souvent ils n’aiment pas le bruit, ils ont besoin de tranquillité, de jouer… De ces discussions va se profiler le cadre, les règles. C’est ce que l’on appelle de la co-construction de règles ! Et quand les règles sont co-construites avec les enfants, elles sont respectées ! Le cadre est posé on peut commencer ! En famille idem, il y a le cadre que l’on construit avec nos valeurs, ce qui est important pour nous. Il est donc différent d’une famille à l’autre. Par exemple, dans notre famille, on regarde les écrans le week-end pas la semaine, c’est une règle que l’on s’est donnée. Du coup, on tient bon, même en milieu de semaine lorsque l’on est tous fatigués, on tient, on fait face aux frustrations mais on tient bon. Peut-être que la règle évoluera mais pour le moment c’est ce qui nous convient à tous. On fait plus de choses la semaine, on se sent moins énervés, on se sent donc mieux. Le but du cadre, c’est de se sentir bien.

Anticiper les situations problématiques

Au lieu de laisser voir venir, mieux vaut prévenir et anticiper. En gros, « Rien ne sert de courir, il faut partir à point » ! Lorsque l’on encadre un groupe d’enfants entre 3 et 6 ans, mieux vaut anticiper les débordements. L’astuce : ici, on se met en situation, on se fait des mini-réunions le midi et on se fait le film du nouvel atelier, de la sortie poney… Cela nous permet de mettre en évidence les petits détails qui peuvent faire tourner une situation banale en situation de CRIIIIISE ! Et avant chaque changement, chaque nouveauté, je verbalise, je préviens les élèves. Cela leur permet aussi d’être rassurés. Bref, en anticipant, on prévient bien des désagréments ! Mais attention, on ne peut pas tout anticiper! En famille, même chose, je préviens. Un exemple frappant : la boulangerie. “On va à la boulangerie, je te préviens, nous y allons pour du pain et seulement du pain. Il va y avoir plein de choses que l’on aurait envie d’acheter, mais nous, nous avons besoin de pain, seulement et uniquement de pain.”

Se parler sur des temps dédiés à ça et non devant les enfants

Même si généralement aucun temps de communication n’est prévu entre ATSEM et enseignant ou qu’il est parfois difficile de trouver du temps avec son conjoint, il faut absolument s’en trouver, le bien-être des enfants est en jeu et notre bien-être également. Alors, oui, c’est contraignant, mais c’est important! Nous, sur l’école, c’est le matin avant la classe, le soir après la classe ou bien sur le temps du midi. On se réunit, max. 15’ (parfois, on se met le minuteur !) et on peut parler de ce qui a fonctionné, pas fonctionné, des soucis avec un élève, d’un problème récurrent, de quelque chose qui chiffonne.  Avec le conjoint, le soir après le coucher des enfants. Car il ne faut pas laisser les choses qui chiffonnent trop longtemps se chiffonner parce que ça finit par faire une grosse boule… de nerfs!!! Donc, ici, on en parle sur un temps fixé en amont. Du coup, on ne se réajuste pas devant les élèves ou nos enfants, ça c’est primordial parce qu’il faut qu’ils nous sentent donc soudés. Lorsque l’on est avec eux, on est là à 100%. Chaque adulte sait aussi qu’il sera écouté, la parole de chacun compte. C’est important de se sentir considéré.

Manger, boire, faire pipi: Nos besoins et les leurs ! PRI-MOR-DIAL !!!

Et on se le rappelle. L’ATSEM et moi nous nous rappelons régulièrement la règle du pipi ou du casse-croûte. Pour ce qui est de mon conjoint, je sais que lorsqu’il a faim, plus rien n’existe alors j’essaie de lui faire penser à manger !  Et oui, quand on a envie de faire pipi ou lorsque le ventre crie famine, on est beaucoup moins patient. Car en effet, les enfants vont boire quand ils en ont envie, ils vont aux toilettes quand ils en ont envie, ils bougent et vont d’un jeu à l’autre quand ils en ont envie. Et nous ?? Tout comme les enfants, nous aussi on boit lorsqu’on a soif, on va aux toilettes lorsque l’on a une envie pressante; et il faut se l’autoriser !

Se mettre à hauteur des enfants

Imaginez un géant de 3 mètres qui vous parlerez du haut de sa hauteur de géant ? Non, seulement, vous auriez super mal aux cervicales et en plus vous auriez juste envie de slalomer entre ses jambes et je ne suis même pas sûre que vous entendriez distinctement son discours. Bref, niveau respect/crédibilité c’est moyen. Nous, on fléchit les genoux pour ne pas se casser le dos et on parle aux enfants en les considérant face à face. Eux, apprécient énormément. On peut se parler les yeux dans les yeux avec respect. Et le message passe beaucoup mieux !

Chuchoter

C’est la règle pour les adultes de l’école : chuchoter et les enfants du coup parlent tout bas. C’est mission impossible de les faire chuchoter et en plus ce n’est pas bon pour les cordes vocales, donc on est d’accord, nous on chuchote et eux vont parler tout bas. On est intransigeante là-dessus. Les journées se passent dans le calme et tout le monde est content. A la maison, presque pareil, j’essaie d’instaurer le fait qu’on s’approche pour se parler, on évite de s’interpeler d’une pièce à l’autre.

Avoir une petite parole positive pour chacun

Tous les matins, que ce soit l’ATSEM ou moi, on essaie d’avoir une parole pour chacun d’entre eux. Une parole bien évidemment sympathique : « Je vous que as fait coupé tes cheveux ! Je trouve que ça te va très bien. » ; « Qu’est ce que tu nous amènes-là… ? » ; « aujourd’hui, je te réserve un petit programme sympa ! » ; « hier, j’ai vu que tu avais fait cela, aujourd’hui, ça te dit d’aller plus loin ? »… Les enfants se sentent donc accueillis, considérés, respectés. Et eux le font aussi entre eux (à vivre !). Entre adultes, c’est pareil, on se respecte. Nous avons établi un protocole de communication bien clair et nous travaillons l’empathie et le respect.

Bannir les étiquettes

Tenter de ne pas mettre d’étiquette sur les enfants car une fois collée, ça reste… parfois à la glue et l’enfant devient inconsciemment l’étiquette qu’on lui a collé. Exemple : « il est nul en math… » (classique) A force de le penser, on ne verra que ses erreurs et l’élève croulera sous les erreurs et deviendra malheureusement nul en maths… Même chose avec un enfant que l’on trouve « pénible » « hyper actif » « mal poli »… D’une part, on est dans le jugement et resté dans le jugement n’est pas vraiment constructif. D’autre part, on ne donne aucune chance à l’enfant de se défaire de cette étiquette. Alors, j’ai une technique TESTÉE et APPROUVÉE et même ÉPROUVÉE. Quand j’arrive à un point de non retour avec un enfant, j’essaie le matin d’imaginer que je le vois pour la première fois, je vais alors le découvrir.  C’est une gymnastique de l’esprit mais ça fonctionne assez bien. Cette technique a également été testée par l’ATSEM dans un autre contexte que la classe et ça marche ! ça ne coûte rien d’essayer (quand on pense avoir tout essayé). Pour le reste, sur l’école, on se donne une règle qui est fondamentale c’est de ne pas porter de jugements sur les enfants. Quand l’une d’entre nous le fait, on se fait de suite la remarque et on fait reset ! Chacun a sa chance!

L’erreur est un cadeau, valorisons, même les petits progrès, ne lâchons rien !

Il n’y a bien qu’en France que l’on a peur de l’échec ou de l’erreur. Aux États-Unis, l’erreur est valorisée, si tu as échoué une fois et que tu re-tentes ta chance c’est que tu fais preuve de résilience, tu as compris, tu sais te relever, tu vas chercher à faire différemment ! Appuyons-nous sur les erreurs, n’en faisons pas un drame ! Valorisons, encourageons, on est là pour les aider, pour les accompagner à vivre de petites victoires. Sans tomber dans la dépendance au compliment, les enfants ont besoin de nous sentir présents. Ce n’est pas parce que nous sommes dans une classe au fonctionnement autonome qu’il faut les lâcher sans objectif, les laisser faire sans rien dire. Non, il faut être là, étayant leurs erreurs, choisissant des activités soutenantes, engageantes, adaptées à leur besoin du moment pour les amener à se dépasser. Valoriser leurs progrès leur permet aussi de trouver un sens à l’école et d’aimer la fréquenter. Alors, a contrario, on évite ici le « non tu t’es trompé, c’est pas bien… mais réfléchit enfin ! » ça c’est une phrase que l’on bannit, c’est anti-pédagogique, anti-constructif, anti-productif ! L’erreur fait partie du processus d’apprentissage, on apprend par l’erreur. Il ne faut pas en faire un drame mais il faut en faire quelque chose d’intéressant à solutionner. Quand je remarque qu’un enfant se trompe, j’observe car parfois il va rectifier de lui-même ou trouver de l’aide ailleurs. Je reste vigilante : est ce qu’il va me demander ? Est-ce qu’il va laisser tomber ? S’il est sur le point de laisser tomber ou de s’énerver. Je m’approche tranquillement et je décris ce que je vois, je lui propose mon aide et j’essaie de l’accompagner sans faire à sa place, sans donner la réponse toute faite, je peux expliquer ou débloquer la situation ou lui demander d’observer telle ou telle chose… j’encourage pour que l’enfant mémorise et dépasse cet échec. L’enfant a aussi le droit de demander de l’aide à un copain ! Ainsi, je crée les conditions de son autonomie intellectuelle et je préserve son estime de soi.

Tu veux que tes élèves retiennent quoi de l'année passée avec toi ? Tu veux que tes enfants retiennent quoi de toi ? Décompresse, fais-toi confiance et prends soin de toi

On ne passe pas le bac et même si on le passait? Quelle relation veux-tu instaurer avec tes élèves, avec tes enfants? Il faut savoir relativiser et prioriser ! Il faut se faire confiance : on a passé le concours, on a lu des milliers de livres, on est passionné par ce métier, on a les bagages suffisants pour prendre de la hauteur par rapport aux situations difficiles, relativiser, revenir à l’essentiel pour se faire plaisir et faire plaisir aux enfants. J’ai un exemple en tête : j’ai travaillé dans une école où une collègue perdait pied. Elle pensait programme, elle n’avançait pas avec ses élèves parce que disait-elle : “ils n’avancent pas, c’est le bazar, je ne les comprends pas, ils ne me comprennent pas, on ne vit pas dans le même monde !” Elle arrivait morose, énervée et tout ce que l’on essayait de lui dire n’y faisait. Un jour, je lui dis : Emmène ton violoncelle à l’école et joue leur un morceau ! Elle a écarquillé les yeux et m’a dit : quoi, mais ça va pas ! ils ne vont même pas accrochés ! J’ai tenu bon en lui disant : tu n’as rien à perdre, tu joues et tu vois. » Le vendredi suivant, elle avait son violoncelle dans le dos. Elle était suivie par une horde d’enfants jusqu’à sa classe. Ce jour-là, elle est sortie en récré avec deux ou trois enfants autour d’elle, un sourire scotché et m’a dit : « c’était trop bien en fait, ils ont adoré ! » BANCO ! Elle était en train de reprendre du plaisir dans sa classe et de se reconnecter avec ses élèves, avec elle-même. Se faire plaisir, se faire confiance, être vrai avec les enfants. Les enfants le sentent et nous le rendent bien. 🙂

En résumé, pour nous, “bienveillance” c’est :

  • Un cadre, des règles
  • Anticiper les probables situations critiques
  • Prendre en compte les besoins des élèves et les nôtres !
  • Avoir une posture, “à leur hauteur”
  • Poser sa voix
  • Avoir une parole positive pour chacun
  • S’interdire de coller des étiquettes
  • Organiser des conciliabules d’adultes “en privé”
  • Dédramatiser l’erreur mais lui redonner toute sa place dans les apprentissages
  • Se faire plaisir !

Remarques : Tout ceci va favoriser un climat de classe apaisé mais précisons quand même que ça ne s’installe pas du jour au lendemain et cela demande une grande auto-discipline.

Mais la question centrale est : quelle relation veux tu construire avec tes élèves et/ou avec tes enfants ? A partir de là, c’est choisir, renoncer, construire, se tromper, tâtonner, se remettre en question mais c’est grandir !

Si toi aussi tu as d’autres astuces ou si tu veux creuser quelques pistes, demande, n’hésite pas par mail 🙂

Merci à Séverine, qui soit dit en passant, est une collègue qui me semble tout à fait “bienveillante” avec ses élèves ! Fais-toi confiance! 🙂

Apprendre à apprendre à vivre avec ses émotions… Tout un programme lorsque nous même nous n’avons pas appris à le faire…

Est ce que l’expression des émotions comme compétence à acquérir dans les programmes de l’Education Nationale existait dans les années 80? … euh… non… J’aurais même tendance à dire que la colère, la tristesse, la peur ou des états de stress, de doute… n’étaient pas forcément pris en compte.

Et bien aujourd’hui: l’expression des émotions comme compétence à acquérir est inscrite… dans le domaine des arts plastiques, une avancée donc dans ce domaine.

Aussi, pour répondre aux besoins grandissant des enseignants et des parents, on peut trouver dans les librairies un rayon consacré aux émotions: ouvrages de littérature de jeunesse, cartes de jeux, techniques de relax… et autres dérivés.

Effet de mode ou nécessité ? 

A vous de vous faire votre propre idée… Dans la majorité des systèmes scolaires des pays de l’OCCE, l’émotion des élèves est prise en compte comme telle car se connaître et reconnaître l’autre est fondateur pour établir la relation.  A l’origine, c’est Carl ROGERS, psychologue américain, qui invente le concept de psychologie humaniste que les enseignants connaissent bien ou devraient connaître. Pour ma part, c’est dans ma formation de journaliste que j’ai rencontré les concepts d’empathie, de congruence et un de nos professeurs nous faisait mener des entretiens lors desquels on s’entraînait à user d’empathie, de congruence et de regard positif inconditionnel. 🙂 Et j’ai gardé ça dans ma pratique avec les enfants parce que j’étais convaincue du bien fondé de cette attitude. Dans les années 70, Abraham MASLOW, psychologue américain, est connu pour son explication de la motivation par la hiérarchie des besoins, souvent représentée sous la forme d’une pyramide : “la pyramide de MASLOW“. Les travaux de ces deux hommes ont donné le mouvement de la psychologie positive, alors que jusqu’ici la psychologie s’intéressait aux pathologies. Et l’une des tendances de la psychologie positive s’intéresse à la pédagogie positive, dans la mouvance de l’école bienveillante.

L’idée “grosso-modo-raccourcie” est de se dire que lorsque l’enfant est en situation de stress, lorsqu’il a peur, lorsqu’il a envie de faire pipi, lorsqu’il a très, très faim, lorsqu’il a été vexé ou blessé… il n’est pas en mesure d’apprendre. A contrario, lorsqu’il est rassuré, lorsque ses besoins vitaux sont comblés, lorsqu’il a confiance et qu’il est pleinement détendu, il apprend vite, mieux et nous surprend !

Il y a beaucoup de controverses, de polémiques ou de malentendus autour de toutes ces recherches, pour ma part je peux faire quelques constats totalement empiriques.

Mon expérience: Lorsque je travaillais en REP+, les temps de récréations étaient hyper-tendus, ils se résumaient à de la violence: injures, bagarres entre enfants, bagarres entre clans, les toilettes étaient un point chaud ultra surveillé, les enseignants étaient dispatchés au quatre coins de la cour de récré et malgré les projets de jeux, de jardin mis en place, il y avait sans cesse des tensions. Impossible d’aborder le “pluriel des adjectifs”, “l’imparfait” ou “le périmètre d’une surface” après un temps de violence tel, c’était impossible. Dans mes classes, j’avais un temps que j’appelais “désamorçage des bombes”: on entrait, on respirait, on soufflait, on se détendait et je posais ma question: “Alors que se passe t-il ? Racontez-moi.” On passait souvent 30 minutes à régler un conflit. J’avais parfois l’impression de perdre un temps fou. Mais je me suis vite rendue compte que ce temps-là était gagné car une fois la bombe désamorcée, tout le monde était présent, une vraie cohésion de groupe s’installait et en plus le fait que ce soit ritualisé, les enfants savaient qu’ils seraient entendus et soutenus et ils me faisaient confiance. Et en termes de compétences, ils devenaient de vrais orateurs car les élèves travaillaient l’oral !

En maternelle, même chose, quand les enfants sont fatigués, quand maman s’est énervée parce qu’on est “toujours en retard”, quand l’enfant a la chaussette mouillée, quand il a envie de faire pipi ou caca, quand il a faim… et bien, il faut désamorcer, prendre le temps de faire un arrêt sur image, tenir compte des besoins pour avancer deux fois plus vite. Et encore une fois, on travaille le langage oral, la posture d’élèves, les codes de vivre ensemble !

Mais alors, attention, ce n’est pas “tout leur passer” comme on peut l’entendre parfois car tout ceci entre dans un cadre rigoureux, dans une routine, avec des règles liées à l’oral, parce que les règles sont établies en amont, connues de tous. J’entends aussi parfois “Mais alors tu fais ça avec tous tes élèves ?” Mais tous les enfants ne sont pas tous en colère le même jour, à la même heure… ou alors c’est pas de chance et il y a peut-être du coup un autre facteur lié à la vie de classe.

Le bonus avec ces “arrêts sur image” c’est qu’à partir de la parole de l’enfant, on peut en tirer un projet pluridisciplinaire à partir duquel on va raccrocher moult compétences ! C’est génial ! 🙂

Alors nous en maternelle :

  • on verbalise les émotions tous les matins, colère autant que joie et tristesse : émoticône pour verbaliser, être visible de tous
  • on lit des albums autour de ces émotions (Voir les albums en dessous)
  • on apprend des techniques de relax en motricité: yoga pour les petits, étirements du matin type BRAIN GYM (petit clin d’oeil: et j’ai toujours aaaaaadoré voir les enfants bailler car ça veut dire qu’ils se sentent en sécurité 🙂 )
  • on attrape le son pour se recentrer
  • on va à l’espace de retour au calme quand c’est trop long ou quand on se sent énervé
  • on a la boîte à parents pour observer la photo de papa et maman
  • on a un doudou (j’autorisais les “porte bonheur” avec les CM2)
  • on a le micro de parole
  • on a le fil à palabre

…. la liste est non-exhaustive… si vous aussi vous avez des petits trucs chez vous, en famille ou dans vos classes, faites-nous en part !

Et quand on y pense, en tant qu’adulte : ça ne vous arrive jamais d’avoir super envie de faire pipi et de ne plus du tout écouter votre interlocuteur? ou d’avoir tellement faim que l’on écourte le travail? ou d’être de mauvaise humeur parce qu’un chauffard nous a coupé la route et que l’on a eu très peur, tellement peur que ça nous met en colère? ou d’être vexé par une petite réflexion ou un jugement type “ah oui, je m’en doutais…” “mais toi tu es comme ci, comme ça…” “tu n’aurais pas dû faire ci ou ça…” ? Et quand une de ces petites phrases ou une situations difficiles trottent dans la tête, on a du mal à … apprendre !